Norbert Moret

Vie:

L'oeuvre musical de Norbert Moret est né de plusieurs décennies de silence. Né dans une famille paysanne de la Broye fribourgeoise, la découverte soudaine de Bach, à 17 ans, l'avait orienté de manière définitive vers la composition. Formé à l'orgue, tandis qu'il étudiait au Collège Saint-Michel, il suivit les cours du Conservatoire de Fribourg qui cultivait les valeurs du passé. Mais il s'ouvrit à la grande musique la plus contemporaine à Paris, où il fut l'étudiant de Messiaen et de Leibowitz qui l'initia à la dodécaphonie, puis à Vienne où il bénéficia de l'influence de Wilhelm Furtwängler et d'Arthur Honegger.

Mais Fribourg n'avait pas de place pour un compositeur participant à ce point à une musique exigeante et nouvelle, et c'est dans le plus grand isolement, parallèlement à un travail d'enseignant, que Norbert Moret trouva sa voie. Il dépassa la musique sérielle pour retrouver les accents de vérité humaine, de terreur, d'espoir. Il s'est nourri des souvenirs de son enfance broyarde, de puissantes impressions de nature, blés, vents, fécondités, ciel d'azur, pour créer le monde où l'homme errant cherche l'absolu.

C'est en 1974 que le monde musical découvre d'un jour à l'autre Norbert Moret, par ses oeuvres nées d'un isolement très peuplé. Les plus grands se passionnent pour ses créations que Paul Sacher dirige. Rostropovitch lui commande en 1980 un concerto pour violoncelle, créé à Zurich en 1988. Et Fribourg joue enfin son grand compositeur, dont l'univers, pétri de campagne et de nature, ne doit strictement rien au folklore: un concerto pour violon En rêves écrit pour Anne-Sophie Mutter et créé au Festival d'Ascona en 1988; et également les Diotimas Liebeslieder, créés par Armin Jordan à la tête de l'Orchestre de la Suisse Romande lors du festival de Lucerne en 1988. Biographie officielle/DF

Oeuvres:

Concerto pour violoncelle (1980)
En rêves pour violon et orchestre (1988)
Diotimas Liebeslieder (1988)
Hymnes de silence

 

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