Julien-François Zbinden

Vie:
Julien-François Zbinden est né le 11 novembre 1917 à Rolle (canton de Vaud, Suisse). Du haut de ses sept ans, il se lance dans l’étude de la musique. L’un de ses premiers maîtres est Ernest Décosterd – un maître rude, aux dires de Julien-François Zbinden lui-même. Après avoir étudié le piano (classes auprès de Marie Panthès, pendant deux ans) et, subsidiairement, le chant et le violon, il débute, en 1938, dans la carrière musicale comme pianiste d’orchestre, ayant été très jeune passionné par la musique de jazz et par tout ce qui est nouveau. Un intérêt qui se concrétise par des liens avec Pierre Dudan, se prolonge avec sa participation à l’ensemble Octojazzy.

D’abord enseignant et instituteur de formation (brevet acquis en 1938), Julien-François Zbinden s’est initié à la composition pour ainsi dire en autodidacte. Dès 1947, il travaille au département musical de la Radio Suisse Romande, où il est engagé comme pianiste de jazz – pianiste à tout faire, en quelque sorte. Il joue alors, en particulier, sous la direction du chef Victor Desarzens, et y fait la connaissance de Jack Rollan. Rapidement, il y obtient des postes à hautes responsabilités : en 1957, il y est nommé chef adjoint des émissions musicales. Président de l’Association des musiciens suisses (1973-1979) et de la SUISA (1978-1991), il n’a cessé, sa vie durant, de composer. Retiré des affaires en 1982, il continue de s’adonner à sa passion, le jazz.

Son catalogue comprend plus d’une centaine d’œuvres touchant à tous les genres (opéra, oratorio, symphonies, concertos, musiques chorales, œuvres radiophoniques, musiques de scène, musiques de films), dont plusieurs lui ont valu des distinctions internationales. Julien-François Zbinden est du reste un des compositeurs les plus joués dans le monde entier. Nombre de ses œuvres ont fait l’objet d’enregistrements. Le style de Julien-François Zbinden se veut néoclassique ; outre le jazz, il est influencé par Maurice Ravel, Igor Stravinski et Arthur Honegger.

Julien-François Zbinden se passionne en outre pour la technique, l’astrologie, l’aviation et la culture en général.

Source : Editions BIM/AVDC/Daniel Fattore

Œuvres :
Suite brève en ut, op. 1 (1937/1942) pour piano
Ballade romantique, op. 2 (1943) pour piano
Concerto, op. 3 (1944) pour piano et orchestre
Trois préludes, op. 4 (1944/1946) pour piano
Sonatine, op. 5 (1945) pour piano
Concertino, op. 6 (1945/1946) pour trompette, orchestre à cordes et tambour
Détresse en paradis, op. 7 (1946) pour voix et piano
Septuor, op. 8 (1948) pour flûte, clarinette, cor et quatuor à cordes
La Fête au village, op. 9 (1947) pour violon et violoncelle
Divertissement, op. 10 (1948-1949) pour contrebasse (ou violoncelle) et orchestre
Jazz-sonatine, op. 11 (1949-1950) pour piano
Trio d’anches, op. 12 (1949) pour hautbois, clarinette et basson
Trio de cuivres, op. 13 (1949) pour trompette, cor et trombone
Quatre miniatures, op. 14 (1950-1955) pour flûte avec ou sans guitare, ou piano ou harpe
Concerto da camera, op. 16
Quatre solitudes, op. 17
Trois pièces pour quatre cors, op. 20
(1953)
Rhapsodie, op. 25
pour violon et piano
Orchalau-concerto, op. 38
Sept proverbes sur l’amour, op. 40
Hommage à Jean-Sébastien Bach, op. 44
(1969) pour contrebasse solo
Ethiopiques, op. 49
Introduction et scherzo-valse, op. 52
pour flûte et harpe
Concerto, op. 56 pour hautbois et orchestre
Concerto pour orchestre, op. 57
Quatuor à cordes, op. 60

Trois esquisses japonaises pour harpe, op. 72 (1985)
Cathédrale, op. 83 pour chœur de dames
Alternances pour flûte, alto et harpe, op. 88 (1997)
Lord, op. 93 (2000), motet pour double chœur mixte
Itinéraire avec M. A. R. C., op. 94 pour piano
Concerto pour cor et orchestre, op. 95
Eternité, op. 98 (2005) pour chœur de dames, sur des poèmes d’Edmond Kaiser

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