Harald Genzmer
Vie:
Harald Genzmer est un compositeur allemand né le 9 février 1909 à Blumental,
près de Brême. En 1928, après avoir acquis des bases musicales à Marburg, il
commence ses études à la Hochschule für Musik de Berlin. Il y suit les leçons
de Paul Hindemith jusqu’en 1934, se forme au piano auprès de Rudolf
Schmidt et à la clarinette avec Alfred Richter, sans compter une formation
musicologique, qu’il acquiert auprès de Curt Sachs. De 1934 à 1937, il
est répétiteur, puis chef assistant à l’opéra de Breslau. En 1938, il
enseigne à la Volksmusikschule de Berlin/Neukölln, sur les traces de Paul
Hindemith. Dans les années 1940, il fait de premières expériences en musique
électronique ; il s’intéresse en particulier au trautonium,
instrument de musique inventé par Friedrich Trautwein. Son goût de
l’expérimentation l’amène aussi à s’intéresser au saxophone.
Il effectue son service militaire comme clarinettiste dans une fanfare
militaire et, après la Seconde guerre mondiale (1946), il devient professeur de
composition et chef assistant à la Musikhochschule de Fribourg-en-Breisgau,
alors nouvellement fondée. De 1957 à 1974, il enseigne à Munich, où il est en
outre, pendant dix ans, à la tête du département de musique de l’Académie
bavaroise des Beaux-Arts.
Harald Genzmer est membre de nombreuses organisations politiques liées à la
culture, telles que la GEMA ; il siège en outre à l’Académie des
Beaux-Arts de Berlin. Ses talents d’enseignant et de compositeur lui ont
valu la médaille d’or de la Constitution bavaroise en 1998, l’Ordre
de Maximilien (1991) et d’autres distinctions. Ses pièces touchent à tous
les genres, à l’exception de l’opéra. Harald Genzmer a en outre
signé plusieurs pièces à caractère pédagogique. Inspirée par des compositeurs
tels que Claude Debussy, Béla Bartòk ou Igor Stravinski, son œuvre,
cependant très personnelle, est marquée par l’esprit de son maître, Paul
Hindemith. Harald Genzmer conserve en tous temps le souci de créer des pièces accessibles
aux auditeurs et aux exécutants, et sait prendre ses distances avec
l’avant-garde.
Source : Schott/New Art Sax/Editions
Peters/traduction Daniel Fattore
Œuvres :
Römische Weinsprüche pour chœur
d’hommes
Première symphonie (1957/1970) pour
grand orchestre
Jiménez-Kantate (1962) pour soprano,
chœur mixte et orchestre
Deuxième concerto pour orchestre (1963)
Der Zauberspiegel (1965), ballet de Hans Stadlmair
Irische Harfe (1965) pour chœur
mixte
Sonate (1971) pour trombone et piano
12 Duos (1972) pour deux trombones
Deutsche Messe (1973) pour chœur
mixte et orgue
Petrarca-Chöre (1973/1974) pour
chœur mixte
Ouvertüre für Uster (1974)
Oswald von Wolkenstein (1975/1976)
pour soprano, baryton, chœur mixte et orchestre
Sonate (1977) pour trombone et orgue
Musique pour orchestre (1977/1978)
d’après un fragment de Friedrich Hölderlin
Geistliche Kantate (1979) pour
chœur d’hommes, soprano solo, orgue et percussions
Sinfonia per giovani (1979) pour
grand orchestre (de jeunes)
Kantate 1981 (1981) pour soprano,
chœur mixte et orchestre, sur des poèmes baroques anglais
Sonate pour violoncelle et orgue (1981)
Sonate pour violoncelle solo (1982)
Troisième symphonie (1986) pour grand
orchestre
Sechs Lieder (1988) pour chœur
mixte, sur des textes de Gabriela Mistral
Quatrième symphonie (1990) pour grand
orchestre