Günter Raphael
Vie:
Le compositeur naît en 1903 à Berlin. Il est le fils de Georg Raphael, Juif converti au protestantisme et musicien liturgique
(composition, direction), le fils de Maria Becker, violoniste, et le petit-fils
du compositeur berlinois Albert Becker (1834-1899). Cet environnement familial
lui facilite l’accès à la culture musicale et humaniste, et en
particulier à la littérature musicale qu’il découvre chez ses parents et
grands-parents.
Günter Raphael compose sa première petite pièce pour
piano en 1913. A 18 ans, il est à l’aise dans tous les styles musicaux
pratiqués à son époque. Amplement autodidacte, il suit cependant les cours de composition
d’Arnold Ebel, puis de Robert Kahn à la Musikhochschule Berlin. On dit cependant que ces maîtres n’ont
plus grand-chose à lui enseigner. De 1926 à 1934, il est lui-même professeur au
Gewandhaus de Leipzig (composition, théorie musicale).
En 1934, les nazis interdisent l’exécution de ses œuvres ; il
doit quitter son poste d’enseignant. C’est cette année qu’il
épouse la pianiste danoise Pauline Jessen, dont il
aura deux filles, et que se manifestent les symptômes d’une forme
particulièrement sévère de tuberculose dont il ne guérira jamais, malgré des
soins soutenus. Les protections, notamment médicales, dont jouit cet homme pendant
la période qui court de 1934 à 1945 lui permettent cependant de composer
beaucoup.
En 1948, Günter Raphael obtient le prix Franz Liszt
de composition – tout comme son grand-père avant lui. De 1949 à 1953, il
enseigne au Conservatoire de Duisbourg avant de s’interrompre
pour se soigner en Suède (sanatorium à Uppsala). Refusant un poste d’enseignement
à Leipzig par crainte de n’être plus libre dans ses activités créatrices,
il travaille à Mayence et à Cologne, où il enseigne jusqu’à son décès en
1960.
Source : site officiel de Günter Raphael/traduction
et mise en forme Daniel Fattore
Œuvres :
Rondo für Violine, Bratsche
und Klavier, op. 1
Quatuor à cordes n° 1, op. 5 (1924)
Sonata c-moll,
op. 7 (1924) pour alto solo
Quatuor à cordes n° 2, op. 9 (1925)
Symphonie n° 1, op. 16 (1926)
Requiem, op. 20 pour quatre solistes, double chœur mixte et grand
orchestre
Symphonie n° 2, op. 34 (1932)
Sonatine in h-moll, op. 52 (1944) pour violon
et piano
Divertimento für Altsaxophon
in Es und Violoncello, op. 74
(1952)
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