Présentation du texte d’un livre paru en 1997,

« Une cicatrice », par Olivier Mathieu.

 

« Une cicatrice » d’Olivier Mathieu, le texte que nous présentons ici, est un joli livre, de tout petit format, paru le 7 février 1997 et, bien entendu, déposé depuis lors à la Bibliothèque Nationale de Paris. Ainsi que dans un certain nombre de bibliothèques, dans le monde entier. Orné d’une couverture rouge vermillon, il a été imprimé en seulement 416 exemplaires, ce qui fait aussi de lui un ouvrage difficile à trouver.

Ce livre a été écrit en quelques jours au tout début de 1997, et imprimé au mois de janvier de la même année. Il est sorti des presses le 7 février 1997. Il s’agit d’un ouvrage de bonne qualité technique, relié au fil, sur beau papier (ce qui n’est pas le cas de tous les livres de l’auteur, car certains ont été imprimés pauvrement et ne sont pas dénués d’erreurs techniques). Il a été diffusé, surtout à Paris, au mois de février 1997.

Il s’agit d’une époque où Olivier Mathieu, qui a décidé depuis 1993 de ne plus se consacrer qu’à ses activités littéraires, et il tiendra parole, a en quelque sorte perdu son « lectorat » des années précédentes. Un lectorat sur lequel il semble, au demeurant, ne guère avoir d’illusions : c’est un euphémisme... Et tout cela se sent quelque peu, « entre les lignes », à la lecture de la « Cicatrice ». C’est, pour l’auteur, une période de transition.

Ensuite, Olivier Mathieu reconnaît bien volontiers, aujourd’hui, avoir cité dans ce livre diverses personnes sans qu’il y ait en vérité la moindre utilité littéraire à cela, mais seulement – en quelque sorte – pour leur faire plaisir. Chose qu’il éviterait aujourd’hui. Aussi, quelques passages du livre ont été coupés, et indiqués par une ligne de points de suspension.

Les personnages de cette narration (principalement Robert Pioche et son chien) sont ceux des autres romans d’Olivier Mathieu (à commencer par « Tempo di Firenze », qui paraîtra en juin 1997, quelques mois plus tard). Ce qui veut dire que, pour un lecteur qui ne serait pas à connaissance des autres romans de l’auteur, la parfaite compréhension de cette « Cicatrice » n’est point toujours chose aisée.

Cela dit, voici le texte de ce récit bref, « Une cicatrice »,  d’Olivier Mathieu. Le publier aura au moins, pour avantage, de toucher un lectorat plus vaste que celui qui, en 1997, y a eu accès. Quelles que soient les réserves que nous venons d’exprimer.

Pour les raisons exposées plus haut, le texte que l’on va trouver ici (à l’occasion de sa publication, en octobre 2007, sur ce site) a donc été légèrement « corrigé » par Olivier Mathieu. Mais il s’agit de corrections infinitésimales, qui ne changent pratiquement rien, ni dans le fond ni dans la forme, à l’ensemble.

Reste donc un témoignage, qui a pour principale particularité d’être fort court, mais pas dénué de jolies choses que l’écrivain développera ultérieurement, plus longuement, dans ses romans, notamment « La Quarantaine » (paru en novembre 2002).

Il semble à peine nécessaire d’ajouter que, si l’œuvre littéraire d’Olivier Mathieu se rapproche de « l’autofiction », il ne semble pas pour autant permis de prétendre raconter (comme semblent le faire certains) la vie réelle et effective d’Olivier Mathieu exclusivement à travers le récit qu’il en donne. Autrement dit, il convient de séparer ce qui appartient d’une part aux faits, à « l’histoire », à l’objectivité, et ce qui appartient d’autre part à la narration et à la fiction qui en découlent. Souvent, dans les romans d’Olivier Mathieu - et qu’il s’agisse du personnage de Robert Pioche, de sa mère, de son chien ou d’autres - n’est pas écrit ce qui fut, mais ce qui aurait pu être. Et ceci vaut, naturellement, pour quelque écrivain que ce soit. André Breton « conseillait » à son lecteur de descendre dans la rue et de tirer un coup de revolver sur le premier qui passait. Mais jamais, par bonheur, André Breton n’a mis en application ce « conseil »…

« Une Cicatrice » d’Olivier Mathieu, enfin, est un texte qui présente l’avantage de pouvoir être consulté – au moins pour une première lecture – en fort peu de temps.

 

Daniel FATTORE

 

 

 

On peut dire que « Une Cicatrice » est un complément poétique aux romans d’Olivier Mathieu.

 

Et à ce point, il convient de publier, ci-joint, pour la première fois de façon exhaustive, objective et sérieuse, la bibliographie des travaux strictement littéraires d’Olivier Mathieu, à commencer par ses romans.

 

BIBLIOGRAPHIE LITTERAIRE

 

La liste qui suit est celle (par ordre chronologique) des œuvres littéraires signées par Olivier Mathieu. Certains de ces textes sont disponibles sur Internet, d’autres auprès de l’éditeur (titre 15 : Une nuit d’été).

 

1. L’Enfance du Fou. 1969 (publication : 1983).

Cette « comédie », écrite en 1969, publiée en 1983 (tirage extrêmement limité), est, malheureusement, introuvable. O. Mathieu y raconte les « aventures du Fou », qui semblent décrire tout ce que fut, en effet, sa vie, pendant les quarante ans qui suivirent !

 

BIENTOT DISPONIBLE SUR CE SITE

2. Les Dames très dignes. 1969 (publication : 1983).

Cette « comédie », écrite en 1969, publiée en 1983 (tirage extrêmement limité), est, malheureusement, introuvable. Elle sera bientôt disponible sur le présent site.

 

DISPONIBLE SUR CE SITE

3. Olivier et Gertrude. 1969 (publication : 1983).

Cette « comédie », écrite en 1969, publiée en 1983 (tirage extrêmement limité), est, malheureusement, introuvable. On la trouve dès à présent le texte sur le présent site.

 

4. Les deux cortèges. 1989. Tirage de luxe pour bibliophiles.

Article (quatre pages) publié, en 180 exemplaires numérotés à la main et réservés aux bibliophiles, par M. Marc Laudelout, éditions « Van Bagaden », collection « Celiniana », 1989 (Belgique). Dans cette collection, ont signé plusieurs noms importants de la littérature contemporaine. Epuisé.

 

5. Le dernier carré (roman). 1993.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, Editions « Thulé » (hors commerce), 1993. Epuisé (mais il doit rester, à Paris, un stock d’environ 200 exemplaires).

 

7. Les amourettes (roman). 1995.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, Editions « Testa da Pignatta » (hors commerce), novembre 1995. Couverture illustrée, en quadrichromie. Reliure au fil. Mais l’ouvrage contient des erreurs grossières de pagination, dont est reponsable l’imprimeur. Epuisé.

 

DISPONIBLE SUR CE SITE

8. Une cicatrice (récit bref). 1997.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, Editions du « Dragon à sept têtes » (hors commerce), février 1997. Petit format. Reliure au fil. Couverture de couleur rouge, illustrée d’une croix stylisée. Epuisé (mais il doit rester un stock d’une centaine d’exemplaires). On vient d’en lire le texte, sur ce site.

 

9. Tempo di Firenze (roman). 1997.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, été 1997. Couverture en noir et blanc (représentant le Dôme de Florence), reliure au fil, cahier d’illustrations interne. Hors commerce. Epuisé. Il s’agit pour l’essentiel des aventures du chien qui fut celui de Robert Pioche, et d’une critique de l’extrême-droite.

 

10. Je ne suis pas allée bien loin (roman). 1998.

 Roman, Cycle des Aventures de Robert Pioche, février 1998. Couverture en noir et blanc (représentant une jeune femme), reliure au fil, cahier d’illustrations interne. Epuisé.

 

11. Tropique de la Pioche (roman). 1998.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, 1998. Couverture en noir et blanc (portrait d’O. Mathieu), reliure au fil, cahier d’illustrations interne. 500 pages. Epuisé (mais il doit rester un stock d’environ 80 exemplaires).

 

12. Mes années noires à pleins gaz (roman). 1999.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, été 1999. Couverture en noir et blanc, reliure au fil, 700 pages, cahier d’illustrations interne. La couverture reporte, en fac simile, une phrase tracée par O. Mathieu vers 1965, au temps de son enfance. Epuisé.

 

13. La Quarantaine (roman). 2002.

Cycle des Aventures de Robert Pioche. « Editions des Aprems » (hors commerce), 26 novembre 2002. Couverture présentant un dessin publicitaire italien des Années 60. Au dos : deux illustrations, en noir et blanc, du chien qui est le personnage principal du roman. Reliure au fil. Epuisé. La Quarantaine a notamment suscité un article du célèbre cinéaste (et collaborateur de Gérard Blain) Michel Marmin dans le journal Eléments.

 

14. Les drapeaux sont éteints (roman). 2004.

Cycle des Aventures de Robert Pioche, éditions des « Bateaux qui naufragent » (hors commerce) ; 16 juin 2004. Couverture illustrée, couleur bleu ciel (photo d’Olivier Mathieu), reliure au fil, cahier d’illustrations interne. Ces cahiers de photographies rassemblent des images de toute la vie d’Olivier Mathieu. Il reste, de cet ouvrage, un stock d’environ 300 exemplaires, que l’auteur espère récupérer.

 

DISPONIBLE AUPRES DE L’EDITEUR, ET SUR AMAZON

15. Une nuit d’été (roman). 2005. Numéro ISBN 2-910726-74-6

Cycle des Aventures de Robert Pioche. Editions Auda Isarn (Toulouse). Date de parution : été 2005. (Imprimeur : Société Tirage, Les Ulis, www.cogetefi.com). Couverture en quadrichromie. 232 pages. Au dos: photo d’O. Mathieu (2004), en couleurs. Le livre (qui souffre d’une absence de reliure au fil) est disponible, à leur bénéfice, auprès des éditions Auda Isarn. Ce roman a suscité un article dans l’hebdomadaire français L’Echo d’Ancenis n° 8339 (11 août 2005) ; un autre, dans Eléments (2005). Cf. aussi le quotidien italien La Nazione, samedi 25 juin 2005, page 36. Olivier Mathieu a rompu, depuis lors, tout type de relations avec cet éditeur (auquel il n’est lié par nul contrat). L’ouvrage est en vente sur le site Amazon où, récemment (2007) et assez curieusement, l’éditeur persévère à prétendre qu’Olivier Mathieu serait mort en 2006.

 

16. Un peu d’encre, de larmes, de poudre et puis de sang. 2007.

Recueil de textes et de poèmes. La couverture est illustrée par la photographie (en noir et blanc) d’une statuette. Tirage limité, numéroté. Reliure au fil. Petit format. Hors commerce. Paris, décembre 2006 (mais porte la date : 2007). La nouvelle de la mort d’Olivier Mathieu, qui avait été curieusement et prématurément été annoncée en octobre 2006, y est évidemment contredite. Est attendu, en principe, à l’automne de 2007, un article de critique, dans la presse française, au sujet de ce livre. En voie d’épuisement.

 

Bibliographie établie par Daniel Fattore.

 

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