Présentation de la
nouvelle
« La
chambre ».
Olivier Mathieu, un
« Immortel » raté.
La nouvelle que
voici met en scène un personnage (appelé ici Robert Pioche) qui, à l’heure de
mourir, un matin, dans une chambre d’hôpital à Paris, réunit autour de lui ses
meilleurs amis (Frédéric Virais, cinéaste ; un vieux noble, nommé Pierre
de La Taupe ; et, enfin, Xavier de Parouart)
pour un adieu ultime et déchirant.
Quand il ne
reste qu’un quart d’heure de vie à cet homme, celui-ci prononce, à l’intention
de tous ceux qui furent les compagnons de son existence, quelques mots, selon
un plan rédigé d’avance. Peu à peu, la chambre se vide. A la fin, une fois
qu’il a salué tout un chacun, Robert Pioche exprime le désir de demeurer
rigoureusement seul, dans le silence absolu qui convient à une
si douloureuse circonstance.
A la surprise
générale, cependant, Xavier de Parouart se met à
hurler. Car au même moment, dans l’instant précis où l’ordre a été donné que la
porte de la chambre où va mourir Robert Pioche ne soit plus jamais ouverte,
voilà que des nouvelles effarantes et apocalyptiques, sont soudain diffusées
par la télévision, la radio, Internet et les éditions spéciales de tous les
journaux. Est-ce la fin du monde ? Robert Pioche va-t-il donc mourir sans
avoir appris la nouvelle ? On entre, ici, dans la fiction complète.
Ce texte
original et inédit, « La chambre » (« La chambre
d’hôpital », le premier titre envisagé, voire celui auquel l’auteur
retournera lors d’une édition définitive de cette nouvelle, aurait sans doute
trop rappelé « La chambre d’hôtel » d’Edith Piaf), a été écrit par
Olivier Mathieu à l’automne de 2007.
Le lecteur
admirera, sûrement, les changements de registres, dans l’écriture, d’un
« chapitre » à un autre de cette histoire - notamment dans le fort beau
dialogue poétique (imaginaire, comme le reste) entre Robert Pioche et son
chien, au « chapitre » IV, avant le coup de théâtre final. Même si, à
la fin, ce même lecteur demeure dans le doute le plus complet quant à la nature
desdites informations apocalyptiques.
Inutile de
préciser, enfin, que cette nouvelle ne peut que confirmer que ce que tous les
gens sérieux et bien informés savent : à savoir qu’Olivier Mathieu n’est
nullement mort, en octobre 2006, comme il a été annoncé à tort.
La nouvelle de
cette « mort » a été démentie, dès décembre 2006, par Olivier
Mathieu, dans son livre Un peu d’encre, de larmes, de poudre et puis de sang.
En outre, comment Olivier Mathieu pourrait-il être « mort en octobre
2006 » s’il a été candidat à l’Académie française le 8 mars 2007, comme on
peut le voir sur le site officiel de l’Académie, avant de présenter de nouveau
sa candidature le 31 mai 2007 ? Or, Olivier Mathieu est d’autant moins
devenu « Immortel » que cette candidature du 31 mai
Il est donc
d’autant plus étrange et curieux, voire cocasse, de voir que différents
individus, de soi-disant éditeurs, de supposés journalistes, ou divers auteurs
d’oeuvrettes continuent, jusqu’à cette fin d’année 2007, à colporter la rumeur
de sa mort.
Daniel FATTORE.
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