Caspar Diethelm
Vie:
Né le 31 mars 1926, Caspar Diethelm effectue sa formation musicale au
Conservatoire et à l’Ecole de musique religieuse de Lucerne
(aujourd’hui facultés I et II de la Musikhochschule). Il suit
également des cours privés de composition auprès de J. B. Hilber et
d’Albert Jenny. Il se perfectionne ensuite chez Paul Hindemith et chez
Arthur Honegger ; par ailleurs, il suit l’enseignement de Karlheinz
Stockhausen et de Luigi Nono au cours de leçons de vacances à Darmstadt. Enfin,
il se forme à la direction avec Ernst Hans Beer et Alexander Krannhals.
Entre 1963 et 1993, Caspar Diethelm a exercé les fonctions de professeur
d’histoire de la musique, de branches théoriques et de musique de chambre
au Conservatoire de Lucerne. Simultanément, il a dirigé ses propres
œuvres, tant en Suisse qu’à l’étranger. Son intense activité a
trouvé un large écho, de même que les essais qu’il a rédigés. Cela lui a
valu notamment le prix artistique du canton d’Obwald (1969) et le celui
de la ville de Lucerne (1989). Caspar Diethelm s’est éteint le 1er
janvier 1997.
Le langage musical de Caspar Diethelm est profondément personnel. Grâce à sa
force expressive et à sa vitalité, elle parle immédiatement à l’auditeur.
Caspar Diethelm s’est beaucoup frotté aux techniques de composition les
plus modernes, mais il a également développé sa propre forme
d’expression. Marqué par la musique populaire suisse, il a en outre
intégré peu à peu les influences de la musique non européenne.
Le catalogue de Caspar Diethelm comprend 343 œuvres fort diverses. On y
trouve en effet plus de cent pièces pour grand orchestre, orchestre de chambre
ou orchestre à cordes, dont huit symphonies et des concertos, sans oublier un
ballet. Caspar Diethelm a en outre laissé une quarantaine de pièces pour
chœur a capella (messes, motets), ou avec orchestre, ensemble instrumental
ou orgue, dont trois oratorios d’importance majeure et une grande
quantité de cantates. Le compositeur signe par ailleurs une vingtaine de pièces
pour orchestre de cuivres et pour harmonie, ainsi que de nombreux morceaux de
musique de chambre, du solo jusqu’au nonette, dont six quatuors à cordes,
des sonates pour tous instruments (vingt-deux sonates pour piano). Certains
rapprochements instrumentaux sont du reste assez insolites.
Caspar Diethelm a certes écrit des œuvres exigeantes, tant pour les
exécutants que pour les auditeurs. Mais il a également beaucoup composé pour
les amateurs. On pense à sa série des Concerti diletti pour orchestre de
chambre amateur, à ses harmonisations de chants et de chœurs, ainsi
qu’à ses messes. Enfin, certains morceaux de musique de chambre et de
piano ont une finalité spécifiquement pédagogique.
N’oublions pas, dans son œuvre, les adaptations et reconstitutions
comme le Concerto pour flûte de F. X. Stalder, la Sinfonia
Concertante n° 1 de Constantin Reindl.
Source : programme du cycle de concert « Das Rad des Lebens »,
traduction Daniel Fattore
Œuvres:
Symphonie n° 1, op. 1 (1946)
Harlekinade, op. 79 /1969/1982)
Suite, op. 83/3 (1969/1993) pour clarinette solo
Septette n° 1, op. 94 (1970/1981) pour clarinette, basson, cor, violon,
alto, violoncelle et contrebasse
Concerto n° 2, op. 112 (1964/1969) pour piano et harmonie
Symphonischer Prolog, op. 125 (1974/1985/rév. 1993) pour grand orchestre
Sonate n° 2, op. 133 (1975) pour contrebasse solo
Fantasie, op. 136 (1975) pour contrebasse solo
ANKH, op. 138 (1975), méditation pour violoncelle solo
Akroterien, op. 146 (1976/1994) pour orgue, à usage liturgique
Missa brevis, op. 172b (1980/1986) pour chœur mixte à quatre voix
et orgue
Dunkler Geist der Nacht, op. 186 (1981) pour chœur mixte, textes de
Christian Morgenstern
Trio, op. 205 (1982) pour flûte, clarinette et piano
Die vier Temperamente, op. 207 (1982/1984)
Concerto hiemalis, op. 211 (1983/1987) pour clarinette solo et orchestre
Horae canonicae, op. 216 (1983/1993), sept motets latins pour chœur
mixte à quatre voix
Deine Zeit, op. 217 (1983/1994) pour basse, soprano, chœur mixte et
orchestre de chambre
Fünf Liedsätze, op. 229 (1984/1995) pour chœur mixte,
harmonisations
Deutsche Motetten, op. 230 (1984/1988/1994) pour chœur mixte, texte
de Rudolf Alexander Schröder
Aulodie, op. 233 (1985) improvisation pour flûte alto en sol
Païan, op. 236 (1985) pour hautbois et orgue
Threnos, op. 245 (1986/1990) pour harmonie
Die grosse Klage, op. 253 (1987) pour chœur et orchestre à cordes
(lamentations de Jérémie)
Sonata pugnifera, Klaviersonata Nr. 20, op. 257 (1979) pour piano
Das Rad des Lebens, op. 252a (1987) pour deux pianos, cor et contrebasse
Menhir, op. 265 (1989) méditation pour violon solo et orchestre à cordes
Bruchstücke einer langen Spanne Zeit…, op. 273 (1990) pour orgue
et récitant, pacte de 1291
Messe zu Ehren des Landsevaters Bruder Klaus, op. 278 (1946/1992/1996)
pour chœur mixte et orgue
March-Suite, op. 281 (1992) pour basson et harmonie
Das Auge des Horus, op. 282 (1992) pour contrebasse, orchestre à cordes
et percussion
Anubis, op. 285 (1992) concerto pour violon et grand orchestre
Schönster Tulipan, op. 294 (1993), variations sur une chanson populaire
suisse
Die goldene Selket, op. 295 (1993), hymne pour alto, orchestre à cordes
et vibraphone
Hathor, op. 300 (1993/1994) pour harmonie
Pirouette, op. 311 (1994) pour flûte, alto et contrebasse
Memento mori, op. 315 (1995) pour basse solo, chœur mixte, ensemble
instrumental et orgue
Betruf, op. 317a (1995), pour alto solo
Partita Liturgica, op. 320 (1996) pour orgue et percussions, en sept
parties
Passacaglia und Consolation, op. 324/324a (1996) pour orchestre à cordes
Hemerocallis, op. 328 (1996) pour violon solo
Proömium, op. 335 (1996)
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