Livres d’Olivier Mathieu entre 1978 et 1984

(« période poétique »)

 

L’Enfance du Fou appartient à la période poétique d’Olivier Mathieu. Dont voici, pour la TOUTE première fois, à l’intention des bibliophiles, une bibliographie qui commence à avoir un caractère exhaustif.

 

Bibliographie établie par Daniel FATTORE.

 

 

- 1977 et années suivantes : collaborations (poétiques) dans le tout petit journal d’un quartier de la ville de Marly-le-Roi, « la Gazette des Grandes Terres » (publication que l’on pourra retrouver aux archives du dépôt légal) ;

- 1977 environ, une collaboration (poème intitulé « Si ma vie est la nuit ») dans le journal le « Laboratoire » de l’école Saint-Erembert de Saint-Germain-en-Laye ;

- vers 1978, diverses publications de poèmes dans le journal de poésie belge « Quetzalcoatl ».

- De nombreux poèmes dans une infinité de revues de poésie (en France et en Belgique), entre 1978 et 1984. Par ailleurs, plusieurs revues de poésie, certaines amatoriales et confidentielles, d’autres renommées, ont publié à cette époque des recensions de différents recueils d’Olivier Mathieu. Il faudra de savantes recherches, un jour prochain, pour retrouver tout ce matériel.

- On peut citer, encore, la « Ballade à la lune aux genoux fins », un poème en vers libres écrit le 21 décembre 1982 à Venise, et qui a été publié dans « Muscade » une toute petite revue poétique de la ville d’Anglet, à l’époque. De même, une version plus longue, en prose cette fois, en a été publiée dans la revue « Ouvertures », quelque temps plus tard (numéro encore à déterminer avec exactitude, de 1983, pp. 36 à 40 incluses).

- Et surtout, de 1979 à 1984 environ, 23 recueils de textes poétiques et en prose (certains en plusieurs tomes), tantôt aux éditions « Ouvertures » dirigées par M. Jean-Claude Bologne, et tantôt à compte d’auteur.

 

Il est étrange que certains se gaussent, aujourd’hui, sur Internet, du fait qu’Olivier Mathieu n’aimerait pas le « travail ». En tout cas, il doit aimer l’écriture, puisque les recueils qui suivent sont ceux qu’il a publiés entre 1978 et 1984, en seulement six ans.

Voici la liste de ces livres. Qui prouvent une nouvelle fois, de façon assez évidente, que ceux qui désirent « juger » quelque écrivain que ce soit (y compris, donc, juger et critiquer Olivier Mathieu) ne devraient pouvoir le faire qu’après avoir lu tous les ouvrages d’un auteur, parce que ces ouvrages sont les étapes d’un parcours.

Et l’on ne saurait, sauf pour d’évidents motifs de partialité, juger TOUT le parcours d’un auteur exclusivement d’après un tronçon – limité dans le temps comme dans l’espace – d’un tel parcours. Il apparaît donc vain de se rappeler exclusivement, d’Olivier Mathieu, sa période « politique ». Comme il serait également vain, empressons-nous d’ajouter, de considérer exclusivement sa période poétique, sa période de formation.

Les deux ont existé, les deux appartiennent au passé, les deux s’unissent, se rejoignent voire se contredisent : et les deux forment une œuvre.

Nous pouvons même annoncer ici, en avant-première, une nouvelle. Olivier Mathieu, en 1980, avait écrit un roman, qui avait été imprimé (en offset) à seulement cinq exemplaires. Dans les années successives, Olivier Mathieu prit la décision de brûler ces cinq exemplaires et, de la sorte, ce roman-là cessa à jamais d’exister.

Or, Olivier Mathieu n’exclut pas complètement qu’un prochain tome du « Livre des Aventures de Robert Pioche » ne soit consacré, justement, aux aventures de Robert Pioche à cette époque-là, plus exactement  encore entre 1976 et l’automne de 1979. Ce tome-là, en quelque sorte, fera renaître de ses cendres le manuscrit perdu qui avait été imprimé en cinq exemplaires. Le sous-titre portera : « Les vingt ans de Robert Pioche ».

 

 

21 recueils de textes poétiques et en prose (« période poétique » d’Olivier Mathieu, 1978 à 1984).

 

Une grande partie des titres qui suivent sont en outre DISPONIBLES

à la Bibliothèque Royale de Bruxelles : consultez le catalogue « en ligne » de cette bibliothèque.

 

  1. Vingt ans pour deux petites filles d'hiver et d'autrefois, éditions Ouvertures (mars 1981, numéro dépôt légal D/3129/08), couverture bleu ciel, 67 pages, nombreuses illustrations en noir et blanc. (Les pages 17 et 23 de ce recueil ont aussi été publiées à part, dans la revue belge « Quetzalcoatl »). Il s’agit de poésies généralement amoureuses, de bonne qualité. Certains de ces poèmes sont « dédiés » à des chanteurs de rock and roll anglais, ce qui ne saura manquer de surprendre maints des lecteurs d’Olivier Mathieu. Celui-ci, interrogé en 2008, admet qu’il a « déjà confessé avoir eu, entre 1977 et 1983, des tentations occidentales ».

 

  1. Maïten (1981). Editions Ouvertures, couverture bleu ciel. Nombre de pages encore à déterminer.

 

  1. Traces, masques et bribes (1981). Editions Ouvertures, couverture bleu ciel. Nombre de pages encore à déterminer.

 

  1. Fin, suites et avrils (1982), couverture bleu ciel, éditions Ouvertures (numéro dépôt légal D/3129/25). 56 pages, dont 54 pages de texte. Illustrations en noir et blanc.

Aux pages 35 à 39 de ce recueil se trouve en outre le texte intitulé « Cousine » et qui fut primé, à l'époque, dans un concours de nouvelles organisé - vers 1983 - par une organisation estudiantine située « à gauche », la MNEF).

 

  1.  Olivier aime Corinait, 1982, éditions Ouvertures (numéro de dépôt légal D/3129/15), couverture bleu ciel (36 pages, dont 32 de texte). Nombreuses illustrations.

A noter, parmi ces illustrations,  une surprenante ( ?) photographie d’Olivier Mathieu posant devant le « poster » antimilitariste américain  « Why ? »

 

  1. Puzzles, éditions Ouvertures, 1982 (numéro dépôt légal D/3129/23), couverture bleu ciel, 70 pages (dont 68 de texte ; une illustration).

Dès cette époque, les recueils d’Olivier Mathieu sont moins soignés (le plus soigné est indéniablement, et reste Vingt ans pour deux petites filles d’hiver et d’autrefois) ;  il s’agit de documents à l’état brut, de « premiers jets » qui ne sont jamais, ou guère « retravaillés ». On y trouve du bon, du mauvais aussi (Olivier Mathieu, peut-être exagérément critique à l’égard de ses écrits de jeunesse, est le premier à le reconnaître), mais il s’agit indéniablement de documents intéressants, au moins, pour sa biographie, et aussi afin de mesurer son parcours.

 

  1. Moi Moi Je Jeu et Merdre ; probablement 1982. Editions Ouvertures, couverture (probablement) bleu ciel. Nombre de pages encore à déterminer.

 

  1. Le berger (sur Aimé Donati; 1982, éditions Ouvertures, n° 16, couverture bleu ciel). Nombre de pages encore à déterminer.

 

  1. Nocturnal vers une sœur capitale, fin 1982,  éditions Ouvertures, couverture bleu ciel (38 pages).

Contient des illustrations (en noir et blanc) qui donnent une idée du fait que les années 1978 et suivantes aient été, pour Olivier Mathieu, des années de « mal-être ». Notons enfin que ce recueil de textes suscita quelque temps après sa parution une recension dans la revue « Ouvertures ».

 

  1. Les dames très dignes, texte de 1969, publié en 1983.

Le recueil 10 est d’ores et déjà disponible sur Internet, sur le site de Daniel Fattore.

 

  1. Olivier et Gertrude, texte de 1969, publié en 1983.

Le recueil 11 est d’ores et déjà disponible sur Internet, sur le site de Daniel Fattore.

 

  1. L'Enfance du Fou, texte de 1969, publié en 1983, couverture rouge.

Le recueil 12 est à présent disponible sur Internet, sur le site de Daniel Fattore.

 

  1. Sylvie du côté de chez Angie (sous le pseudonyme de Swann), éditions Ouvertures, 1982, couverture bleu ciel (numéro de dépôt légal D/3219/22). 48 pages, dont 44 de texte.

On notera que le titre fait référence à la chanson « Angie » des Rolling Stones. Sylvie du côté de chez Angie est même illustré d’un collage de photographies de Keith Richards, guitariste des Rolling Stones, et de George Harrison, guitariste des Beatles… Olivier Mathieu dira plus tard que cette période (1980 à 1984)  – « la plus mauvaise de ma vie », a-t-il écrit – fut celle où il n’était pas indemne de tentations « modernes », qu’il appelle (nous le citons) « occidentales ». Ajoutons que certaines de ses lettres, à l’époque, font elles aussi quelques mentions des Beatles, ou des Rolling Stones (ce qui ne manquera pas de surprendre ses lecteurs des années postérieures, quand son rejet du rock and roll, de l’américanisation, etc., sera total et radical). A ces « tentations », somme toute vénielles, Olivier Mathieu échappera dès les années suivantes, très rapidement. Il considérera dès lors le rock ainsi qu’il l’avait déjà fait au temps de son enfance :  comme une « sous-culture » (le propos est d’Olivier Mathieu, toujours). On peut raisonnablement hypothiser que c’est justement parce que le titre faisait référence à « Angie » qu’Olivier Mathieu a signé ce recueil, déjà au moment de la parution, d’un pseudonyme.

 

  1. Du même au même, éditions Ouvertures, 1982, couverture bleu ciel (numéro dépôt légal D/3129/17). 66 pages, dont 64 de texte. Strictement en prose. Diverses illustrations en noir et blanc.

 

  1. Journal à la diable, 1983, couverture rouge, 50 pages dont 49 de texte, pas d’illustrations.

Strictement en prose. L’écriture est parfois maniérée, mais avec déjà de violentes effusions lyriques.

 

  1. Agora kai Eidôlon, 1983 (en deux tomes, chacun de 52 pages) ; chaque tome a une couverture orange.

Il s’agit là d’ouvrages strictement en prose ; de nouveau, l’écriture est parfois maniérée, mais avec déjà des effusions lyriques, presque violentes, qui annoncent déjà un Olivier Mathieu ultérieur. Il serait certainement possible à Olivier Mathieu, aujourd’hui en 2008, de retravailler ces recueils et d’en tirer un appréciable résultat.

 

  1. Reliquiae, fin 1983 ou début 1984, couverture bleue, 68 pages dont 67 de texte, pas d’illustrations. Strictement en prose.

 

  1. Essai de fusion, 1984 (en deux tomes ; le premier tome compte 64 pages, le deuxième 28 pages ; les couvertures des deux tomes sont bleues ; chaque tome contient une illustration). Strictement en prose.

 

  1. Poèmes de Venise, sans date, probablement 1984, 52 pages, pas d’illustrations, couverture bleue. Strictement en poèmes (vers libres).

 

  1. Une lanterne, vénitienne, des morts. Sous-titre : Paperoles du trop tard.

Œuvre (strictement en prose) en cinq tomes, sans illustrations (tome 1 : 37 pages ; tome 2 : 35 pages ; tome 3 : 67 pages ; tome 4 : 47 pages ; tome 5, 30 pages ; les couvertures de ces cinq tomes sont de couleur crème). Octobre 1984, à compte d’auteur. (Il s’agit d’une sorte de journal intime de l’année 1984 d’Olivier Mathieu. Nombreuses et intéressantes citations de la correspondance tenue en 1983 entre Olivier Mathieu et l’écrivain communiste bruxellois André Viatour).

 

  1. Moi fatigue (recueil sur Aimé Donati, signé "Aimé Donati"), avril 1985. Couverture vert clair, 52 pages. Textes en prose, et poèmes. Contient aussi plusieurs dessins fort intéressants de la plume d’Olivier Mathieu, représentant Aimé Donati.

C’est là le dernier recueil de textes de la première « période poétique » d’Olivier Mathieu. A noter que, dès 1983, les citations d’Abel Bonnard (mises ici, par exemple, en exergue de Moi fatigue) se font de plus en plus nombreuses dans les recueils d’Olivier Mathieu.

 

Bibliographie établie par Daniel FATTORE.

 

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