Bernard Chenaux
Vie:
Bernard Chenaux est né le 8 février 1915 à Villarsiviriaux (Glâne - Suisse). Il
entre à l’Ecole normale de Fribourg, où il suit les leçons de l’abbé
Joseph Bovet et de Leo Kathriner.
Au Conservatoire de Fribourg, il se forme auprès de Francis Lombriser (piano)
et de Mme Stierlin-Vallon (chant). A cette période, Bernard Chenaux consigne
dans des carnets sa vie d’artiste. « Une belle vie de Bohême »,
cite Bernard Sansonnens, critique musical.
Le rayonnement de Bernard Chenaux s’installe dans le canton de Fribourg,
où il vit. A Estavayer-le-Lac où il cumule quasiment toutes les fonctions
musicales, le musicien a tôt fait de mener en ville une activité sans pareille,
composant une de ses grandes pages, Le Mystère de Saint Laurent. Comme
professeur de piano et d’orgue à l’Ecole normale de Fribourg, il se
taille une réputation de professeur exigeant mais extrêmement chaleureux. Comme
directeur du décanat d’Estavayer-le-Lac, il confère un lustre
exceptionnel aux Céciliennes. Puis, chef de la Concordia de Fribourg dès 1958,
il se révèle un très grand directeur qui a à cœur de faire progresser l’ensemble.
En 1969, il décroche avec cette harmonie le titre de championne suisse des
fanfares.
On range parfois un peu vite Bernard Chenaux dans la catégorie des romantiques,
sans trop s’interroger sur l’étiquette. Certes, il aimait le
romantisme : Beethoven, Chopin, Liszt, Mendelssohn (il monta deux de ses
oratorios avec le Chœur de la Glâne), mais Bernard Chenaux était ouvert à
la musique de son temps. Il admirait Fauré, Debussy, Honegger, Roussel.
Quelques-unes de ses œuvres, comme Les Fontaines de Fribourg pour
harmonie, sont des partitions d’envergure inspirées du modernisme de ces
grands de la musique. Bernard Sansonnens/Daniel Fattore
Oeuvre:
Le Mystère de Saint Laurent
Les Fontaines de Fribourg pour harmonie
Tsan di j’armayi pour choeur d’hommes et ténor solo, sur un
texte de François-Xavier Brodard
Voici le jour pour choeur mixte